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Immobilier : à l’automne 2026, le marché français reste sous pression

Publié le 09/10/2026
Des prix en léger recul, des taux de crédit qui remontent et une construction neuve encore fragile : le marché immobilier français aborde l’automne sans reprise franche. Les dernières données montrent une activité qui résiste, mais dont l’équilibre reste précaire.

Après les ajustements des dernières années, le marché peine à retrouver un moteur durable. Au deuxième trimestre 2026, les prix des logements anciens en France métropolitaine ont baissé de 0,9 % sur un an, selon les données reprises par la Banque de France. Celle-ci constate également une quasi-stabilité des transactions dans son panorama de juillet. Ces indicateurs dessinent un marché davantage en phase de stabilisation qu’en plein redémarrage.

Le crédit revient au centre des préoccupations

L’évolution des taux constitue l’un des principaux sujets de cette rentrée. Selon le baromètre de Pretto, mis à jour le 6 octobre, les taux moyens observés auprès de ses clients atteignent 3,50 % sur quinze ans, 3,66 % sur vingt ans et 3,75 % sur vingt-cinq ans. Sur vingt ans, la hausse représente 0,12 point par rapport à septembre. Ces chiffres correspondent aux dossiers du courtier et peuvent varier selon les profils et les établissements.

Pour les acquéreurs, cette remontée complique l’équation budgétaire : à montant et durée identiques, un taux plus élevé augmente la mensualité. Une baisse du prix du logement peut compenser une partie de ce surcoût, mais elle ne garantit pas à elle seule une amélioration de la capacité d’achat.

Une baisse des prix encore modérée

Les données nationales ne décrivent pas un effondrement généralisé. La Banque de France estime que le pouvoir d’achat immobilier des ménages demeure globalement stable depuis fin 2024, malgré une légère amélioration au deuxième trimestre 2026 liée au recul des prix. Elle souligne toutefois les différences entre régions et villes.

La moyenne française donne donc une direction, mais elle ne suffit pas à comprendre chaque marché local. Pour apprécier la situation d’un bien, son emplacement, son état et les ventes comparables restent déterminants. La tendance nationale doit se lire comme un repère, et non comme une décote applicable à toutes les annonces.

Le logement neuf demeure fragile

La construction reste un autre point de tension. Selon le Service des données et études statistiques du ministère chargé du logement, les autorisations et les mises en chantier ont reculé au deuxième trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent. Les mises en chantier restent néanmoins supérieures à leur niveau d’un an auparavant. Dans la promotion immobilière, les mises en vente se redressent, tandis que les ventes diminuent.

Ce décalage illustre les difficultés du secteur à transformer l’offre en achats effectifs. Le SDES relève également une contraction de l’activité et de l’emploi dans le bâtiment, ainsi qu’une poursuite de la hausse des coûts de production. La stabilisation des prix de vente du neuf ne suffit donc pas à dissiper les tensions économiques.

À l’automne 2026, l’immobilier français reste ainsi suspendu à deux évolutions : celle du coût du financement et celle des prix réellement négociés. Les prochains mois permettront de voir si leur ajustement facilite les transactions ou prolonge l’attentisme. Pour l’heure, les indicateurs disponibles décrivent une stabilisation fragile, avec des situations très différentes selon les territoires.

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