Immobilier : à l’automne 2026, le marché français cherche encore son équilibre
L’accalmie se prolonge dans l’immobilier. En cette fin d’année 2026, les indicateurs disponibles témoignent d’un ajustement progressif, avec des différences sensibles selon les biens et les territoires. Pour comprendre la situation actuelle, il faut distinguer les dernières statistiques de prix, qui portent sur le deuxième trimestre, des données plus récentes sur le crédit et la construction.
Les maisons davantage touchées par la baisse
Selon les indices Notaires-Insee, les prix des logements anciens en France, hors Mayotte, ont diminué de 1 % au deuxième trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent. Sur un an, le recul atteint 0,8 %. Les maisons enregistrent une baisse annuelle de 1,3 %, tandis que les appartements restent presque stables, à −0,1 %. Ces résultats sont provisoires.
La tendance nationale masque toutefois des écarts géographiques. En Île-de-France, les appartements progressent encore de 0,3 % sur un an, avec une hausse de 0,6 % à Paris. Les maisons franciliennes reculent, elles, de 1,5 %. Ces différences rappellent qu’une moyenne nationale ne suffit pas à apprécier la situation d’un marché local.
Le crédit demeure au centre des décisions
Le financement reste déterminant pour les acheteurs. En septembre 2026, le taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat accordés aux particuliers, hors renégociations, s’établit à 3,32 %, hors frais et assurances, selon la Banque de France.
La durée moyenne des nouveaux prêts destinés à l’acquisition d’une résidence principale atteint 23 ans et 4 mois, et 23 ans et 10 mois pour les primo-accédants. Le nombre de prêts accordés à ces derniers reste stable depuis le printemps : l’accès à la propriété ne montre donc pas d’accélération nette.
Dans le neuf, les signes d’amélioration restent limités
La construction offre également un tableau contrasté. En septembre, les autorisations de logements ont augmenté de 1,2 % sur un mois, à 31 428 unités, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables.
Sur les douze mois achevés en septembre, 377 834 logements ont été autorisés, soit un niveau inférieur de 9,1 % à la moyenne des cinq années précédentes. Le redressement mensuel ne suffit donc pas à effacer la faiblesse de l’activité.
Pour les prochains mois, les Notaires de France soulignent le poids des incertitudes économiques et budgétaires, ainsi que le risque d’attentisme à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. La stabilisation reste possible, mais dépendra notamment des conditions de financement. La prochaine publication des indices Notaires-Insee, prévue le 24 novembre, permettra de préciser la trajectoire des prix au troisième trimestre.